
Un peu d'histoire...
Eloi naquit à Catillac dans le Limousin en l'an 588 et mourut à Noyon dans l'Oise le 1er décembre 659. Il apprit le métier d'orfèvre à Limoges puis devint le maître de monnaie du roi Clothaire II qui en fit son conseiller. Son successeur Dagobert en fit son ministre des finances ; il servit aussi les rois Clovis II et Clotaire III. Homme vertueux et croyant, Eloi s'employa à convertir de nombreux païens. Il fonda un monastère et fut Evèque de Noyon en 640.
Grâce à sa piété et sa vertu, il fut reconnu dès sa mort Saint et devint le patron des orfèvres et de tous les artisans travaillant les métaux : forgerons, maréchaux-ferrants. Grand protecteur des chevaux, des mulets et des ânes, Saint Eloi fété en été par tous les paysans qui amenaient leurs bêtes devant l'église paroissiale pour recevoir la bénédiction annuelle en l'honneur du Saint : tous les corps de métiers qui avaient rapport aux chevaux et mulets se placèrent donc sous le patronage du grand Saint Eloi (charretiers, maquignons, palefreniers, paysans). Très populaire en Provence, Saint Eloi était fété à deux reprises dans l'année, une première fois le 25 juin sous le nom de Saint Eloi d'été, et une seconde fois le 1er décembre sous le nom de Saint Eloi d'hiver.
De nombreuses légendes sont rattachées à la personne de Saint Eloi.
D'après l'une d'elles, Saint Eloi était forgeron. Très orgueilleux, il se prétendait "maître sur tous", ainsi qu'il l'avait écrit sur son enseigne. Surchargé de travail, Saint Eloi dut un jour prendre un apprenti pour se faire seconder. Ce modeste apprenti déconcerta vite Saint Eloi qui n'en laissa pourtant rien paraître : pour ferrer un cheval plus commodément, l'apprenti avait scié la jambe d'un cheval, ferré le sabit et replacé miraculeusement la jambe coupée. Si Saint Eloi Ètait la maître de tous, il pouvait bien en faire autant ! Un riche seigneur du pays, fort pressé, amena son cheval pour qu'on le ferrât. Saint Eloi n'hésita pas à scier la jambe de l'animal rétif pour travailler plus rapidement. Mais lorsqu'il voulut remettre le membre en place, le miracle ne put s'accomplir... Il dut faire appel à son apprenti qui sauva de justesse la monture du seigneur. Saint Eloi reconnut en lui le Christ, comprit la leçon et brisa son enseigne. - On lui attribue le mérite d'avoir inventé le fer à cheval alors qu'il évangélisait la Belgique. Or, il est vrai que le fer à cheval apparut pour la première fois dans ce pays à cette Èpoque. - Le Roi lui confia la réalisation d'un trône et pour ce faire les métaux précieux nécessaires. Honnête, Eloi, à la fin de son travail remit au roi non pas un mais deux trônes. - A sa mort, Saint Eloi légua son cheval à l'abbé de la basilique où il fut inhumé ; l'Evèque Mommelin s'empara du cheval qui devint subitement méchant, comme fou. Dès qu'il fut rendu à l'abbé, le cheval redevint docile.
Dictons
Saint Éloi le "gourmand" : sa fête arrive deux fois par an (le 29 juin et le 1er décembre).
A la saint Éloi, temps de froidure.
Lorsque saint Éloi a bien froid ; quatre mois dure grand froid.
A la saint Éloi, les jours allongent du cri d'une oie.